Dimanche 11 novembre 2007
Depuis tout petit, le corps est un interlocuteur privilégié entre l'être humain et lui-même et son environnement. Déjà, foetus, très vite, il sait ce qui est lui et ce qui n'est pas lui. Quand il
touche la paroi utérine , il sait que ce n'est pas lui qu'il touche. Quand il met le pouce à la bouche, il sait que c'est lui qu'il touche.
Ceci est très important car cela nous enseigne d'une part que le système de perception est déjà actif très tôt (la propioception), et d'autre part, que le corps et le toucher ont une part prépondérante dans l'éveil du petit d'homme.
Tant que le bébé était dans le ventre de sa maman, il avait tout de suite ce qu'il désirait: il avait faim, il n'avait qu'à se servir!
Lorsque le bébé naît, immédiatement, il est en relation avec sa mère par l'intermédiaire de son activité tonique. Il perçoit les changements toniques de la maman et elle aussi perçoit les changements d'activité tonique de son bébé. La maman sait ce dont a besoin son bébé et lui propose la solution en temps réel.
Avec le temps et l'éveil des autres sens, le bébé va pouvoir s'exprimer avec d'autres médias et pouvoir comprendre avec d'autres médias: ce sera l'apparition du geste précis, le regard qui se tend vers l'objet du désir, le déplacement pour aller chercher cet objet et enfin le langage qui sera le mode de communication quasiment unique au détriment des autres!
Nous constatons donc l'importance de ce langage du corps qui est la seule possibilité de communiquer du tout petit dans les début de sa vie sur cette terre.
Dans la pratique de la Spp, nous allons revenir à cette place du corps dans la relation à soi, aux autres et au monde. Il n'est pas question de recommencer ce qui a déjà été fait! Mais ce que nous proposons, c'est de redécouvrir une partie de soi que nous connaissons bien et que nous pouvons à nouveau exploiter avec tous les acquis que nous avons eu depuis notre naissance.
Le toucher est le sens qui est apparu en premier. Et donc lorsqu'une personne souhaite travailler sur le modèle de la Spp, le pédagogue va pratiquer sur elle un toucher particulier ( la personne reste habillée). Cela se fera soit en position couchée, sois en position assise, soit en position debout.
Ce toucher manuel est très spécifique à cette technique. Il y a de multiples façons de toucher l'autre et de se laisser toucher par l'autre.
Toucher l'autre en Spp se fait sous la forme de ce que nous appellons "le toucher de relation": la main du pédagogue, par une qualité de pression juste, déclenche un processus de transformation de la matière qui est touchée. En effet, quand la main qui touche est une main qui a développé des qualités sensorielles spécifiques, elle peut mettre la personne touchée en relation avec une part d'elle qui est animée par une qualité de présence à elle-même. Cette main entraînée peut mettre en évidence des zones plus ou moins résistantes ou plus ou moins fluides. Il en découle une sensation de mouvement, de changement de qualité de matière associé à de la chaleur, une sensation de prafondeur et de présence, un sentiment de confiance, ou tout autre nouvel état de soi.
Pour beaucoup de personnes, ce premier contact avec ce " mouvement interne" est une réelle révélation. C'est pour la personne qui découvre cette nouvelle relation à elle-même, une proposition au changement de regard sur ce qu'elle est amenée à vivre par la suite, sur ce qu'elle entamera comme relation aux autres et à son environnement.
Cette étape de rencontre avec un nouveau champ de cohérence dans la relation fait que la personne gagne en perception d'elle-même et des autres. Il y a enrichissement.
Le pédagogue a permis à la personne de rajouter à ce qu'elle connaissait déjà quelque chose de nouveau qui va lui ouvrir son champ perceptif sur ce qu'elle rencontre d'elle et des autres.
Toucher l'autre, c'est aussi permettre à son corps de mieux gérer, par exemple,les stress de la vie et les effets de ces stress. En effet, le corps stocke les différents stress sous la forme de crispations tissulaires. La main du pédagogue permet de libérer ces zones de crispations ce qui dégage la "mémoire" de ces stress. Le corps gagne en malléabilité, en adaptabilité et donc peut à nouveau affronter d'autres situations avec un nouveau capital "amortisseur de stress". Les situations de "burn out" seront repoussées par le fait de pouvoir réagir de manière plus efficace à ces évènements qui nous stressent.
Certaines réactions du corps au stress, comme le mal de dos, certains maux de tête, certains mal-être voire certaines dépressions qui sont dus à l'impact du stress sur le corps, peuvent ainsi être "normalisés" par ce toucher de la Spp.
Bien entendu, cela suppose un suivi de quelques séances et la pratique des autres instruments de la Spp pour pouvoir devenir autonome dans la gestion des stress.
Ceci est très important car cela nous enseigne d'une part que le système de perception est déjà actif très tôt (la propioception), et d'autre part, que le corps et le toucher ont une part prépondérante dans l'éveil du petit d'homme.
Tant que le bébé était dans le ventre de sa maman, il avait tout de suite ce qu'il désirait: il avait faim, il n'avait qu'à se servir!
Lorsque le bébé naît, immédiatement, il est en relation avec sa mère par l'intermédiaire de son activité tonique. Il perçoit les changements toniques de la maman et elle aussi perçoit les changements d'activité tonique de son bébé. La maman sait ce dont a besoin son bébé et lui propose la solution en temps réel.
Avec le temps et l'éveil des autres sens, le bébé va pouvoir s'exprimer avec d'autres médias et pouvoir comprendre avec d'autres médias: ce sera l'apparition du geste précis, le regard qui se tend vers l'objet du désir, le déplacement pour aller chercher cet objet et enfin le langage qui sera le mode de communication quasiment unique au détriment des autres!
Nous constatons donc l'importance de ce langage du corps qui est la seule possibilité de communiquer du tout petit dans les début de sa vie sur cette terre.
Dans la pratique de la Spp, nous allons revenir à cette place du corps dans la relation à soi, aux autres et au monde. Il n'est pas question de recommencer ce qui a déjà été fait! Mais ce que nous proposons, c'est de redécouvrir une partie de soi que nous connaissons bien et que nous pouvons à nouveau exploiter avec tous les acquis que nous avons eu depuis notre naissance.
Le toucher est le sens qui est apparu en premier. Et donc lorsqu'une personne souhaite travailler sur le modèle de la Spp, le pédagogue va pratiquer sur elle un toucher particulier ( la personne reste habillée). Cela se fera soit en position couchée, sois en position assise, soit en position debout.
Ce toucher manuel est très spécifique à cette technique. Il y a de multiples façons de toucher l'autre et de se laisser toucher par l'autre.
Toucher l'autre en Spp se fait sous la forme de ce que nous appellons "le toucher de relation": la main du pédagogue, par une qualité de pression juste, déclenche un processus de transformation de la matière qui est touchée. En effet, quand la main qui touche est une main qui a développé des qualités sensorielles spécifiques, elle peut mettre la personne touchée en relation avec une part d'elle qui est animée par une qualité de présence à elle-même. Cette main entraînée peut mettre en évidence des zones plus ou moins résistantes ou plus ou moins fluides. Il en découle une sensation de mouvement, de changement de qualité de matière associé à de la chaleur, une sensation de prafondeur et de présence, un sentiment de confiance, ou tout autre nouvel état de soi.
Pour beaucoup de personnes, ce premier contact avec ce " mouvement interne" est une réelle révélation. C'est pour la personne qui découvre cette nouvelle relation à elle-même, une proposition au changement de regard sur ce qu'elle est amenée à vivre par la suite, sur ce qu'elle entamera comme relation aux autres et à son environnement.
Cette étape de rencontre avec un nouveau champ de cohérence dans la relation fait que la personne gagne en perception d'elle-même et des autres. Il y a enrichissement.
Le pédagogue a permis à la personne de rajouter à ce qu'elle connaissait déjà quelque chose de nouveau qui va lui ouvrir son champ perceptif sur ce qu'elle rencontre d'elle et des autres.
Toucher l'autre, c'est aussi permettre à son corps de mieux gérer, par exemple,les stress de la vie et les effets de ces stress. En effet, le corps stocke les différents stress sous la forme de crispations tissulaires. La main du pédagogue permet de libérer ces zones de crispations ce qui dégage la "mémoire" de ces stress. Le corps gagne en malléabilité, en adaptabilité et donc peut à nouveau affronter d'autres situations avec un nouveau capital "amortisseur de stress". Les situations de "burn out" seront repoussées par le fait de pouvoir réagir de manière plus efficace à ces évènements qui nous stressent.
Certaines réactions du corps au stress, comme le mal de dos, certains maux de tête, certains mal-être voire certaines dépressions qui sont dus à l'impact du stress sur le corps, peuvent ainsi être "normalisés" par ce toucher de la Spp.
Bien entendu, cela suppose un suivi de quelques séances et la pratique des autres instruments de la Spp pour pouvoir devenir autonome dans la gestion des stress.
par sppoir
publié dans :
La communication corporelle!
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